Jacques Dubois - Peintre et Photographe

Après ses études secondaires, il entre en 1931 à l’Ecole nationale des arts décoratifs où il aura comme professeurs Cassandre et Jean Carlu.

Dès 1934, il se passionne pour la photographie et devient l’élève de Maurice Tabard avec lequel il expose à la Galerie « La Pléïade » à Paris (en compagnie de Germaine Krull, Kertesz, Parry et Lotar).

Il est envoyé en 1938 en reportage en Tunisie pour la compagnie de navigation « La Saga ». Il parcourra le pays en motocyclette. D’autres reportages prévus sont interrompus par la guerre de 1939.

En 1946, les éditions du Chêne lui commandent la réalisation d’un livre sur l’église romane de Saint-Nectaire dans le Puy-de-Dôme.

Il exerce parallèlement son métier de graphiste et devient en 1954 membre de l’Alliance graphique internationale (AGI) qui regroupe les meilleurs représentants de la profession. Il réalise quantité de brochures et affiches.

Tout au long de sa vie, il ne cesse de dessiner et de peindre, conjuguant harmonieusement son métier de graphiste, sa passion de la photographie et de la peinture.

Ce qui caractérise tout particulièrement l’œuvre de Jacques Dubois, c’est cette discrétion qui l’entoure.

En ce qui concerne le pastel et surtout ses fusains, les objets du quotidien auront sa préférence. L’intensité du silence y est telle qu’ils n’en sont que plus parlants au cœur par le truchement des yeux. Il en révèle la poésie mystérieuse.

En automne, Jacques Dubois aimait retrouver sa maison en Auvergne. Cette saison, pour lui privilégiée, il la vouait à la composition, au dessin, à la recherche de la lumière la plus en harmonie avec ce qu’il voulait réaliser.

Jacques Dubois n’a jamais peint à l’huile. Alors qu’il en discutait avec l’un de ses amis peintres, Gilles Sacksick, il reçut cette réponse : « Depuis quand la peinture se réduirait-elle à ce seul procédé ? La peinture n’est pas affaire d’outil mais d’émotion. C’est l’émotion seule, en tant qu’elle exprime une trace sensible et lisible de ce que nous avons de plus humain, c’est-à-dire de plus élevé, qui fera de tel dessin, de telle toile, de tel pastel une « peinture ». La seule nature technique de l’œuvre par elle-même n’est rien ». Tout est dit.

On retrouve la même rigueur de composition, de lumière, d’ombre et souvent de silence dans son œuvre photographique. Jacques Dubois écrira : «  La mise en page m’a formé à la composition. En plus, avec ma formation aux Arts décoratifs, il demeure un côté visuel. La photographie est une autre manière de voir et je la compose, parfois, comme on compose un tableau ».

 

Livres de Jacques Dubois

1981, Versailles aux quatre saisons, Hachettes Réalités.

1987, Bretagne, Nathan/Image.

1988, Aubrac, Nathan/Image.

1988, Rues, Nathan/Image.

1991, Les Auvergnats, avec son ami Robert Doisneau, Nathan.

1994, La Bretagne aux cent visages, Albin Michel.

2005, réédition de Versailles, Editions de La Martinière.

Catalogues d’exposition

Musée Tavet (Pontoise).

Musée d’art et d’archéologie (Aurillac).

Eglise Saint-Vincent (Saint-Flour).

Musée de la photographie (Charleroi).

Film

En 1996, Patrick Cazals consacre un documentaire à Jacques Dubois.

 

L’œuvre photographique

En 1938, Jacques Dubois est envoyé en reportage en Tunisie pour la compagnie de navigation « La Saga ». D’autres reportages programmés sont interrompus par la Seconde guerre mondiale. Il se rend en 1969 en Algérie, mais voyage surtout en France, afin de fixer sur sa pellicule une France souvent rurale, en voie de disparition, de la Bretagne à Versailles, de l’Aubrac à Paris et d’autres régions qu’il arpente en marcheur infatigable.

Expositions

1936 – Galerie « La Pléïade » avec Tabard, Kull, Kertesz, Lotar et Parry.

1941 – Le Puy, photographies sur la Tunisie.

1942 – Club des cahiers de la jeunesse.

1981 – Fnac forum Paris, Fnac Metz.

1983 – Institut français d’Insbruck.

1990 – Foyer de l’Opéra municipal, Clermont-Ferrand, Dubois-Doisneau.

1991 – Eglise Saint-Vincent à Saint-Flour avec Robert Doisneau (livre Les Auvergnats).

1992 – Mairie Saint-Cirgues de Jordanne.

1994 – Musée de la Haute-Auvergne, Saint-Flour.

1996 – Musée d’art et d’archéologie, Aurillac.

1997 – Eglise Saint-Vincent, Saint-Flour.

1998 – Maison La Fontaine, Brest Recouvrance.

1999 – Château d’Oyez, vallée de la Jordanne, « Les Amis de Doisneau.

1999 – Galerie Périscope, Liège, Belgique.

2002 – Musée de la photographie, Charleroi, Belgique.

 

L’œuvre picturale

Pastels et fusains reflètent tous sans exception cette obsession : comment traduire dans la représentation des objets dans leur être passif ses préoccupations intérieures. Ses compositions où chaque objet a sa place, sous peine de rompre cet ordonnancement, renferment une sérénité inaltérable au temps.

Expositions

1992 – Musée Tavet, Pontoise.

1996 – Musée d’art et d’archéologie, Aurillac.

1997 – Eglise Saint-Vincent, Saint-Flour.

1997 – Musée Tavet, Pontoise, « Natures mortes au xxe siècle » (exposition groupée).

2000 – Galerie d’Art du Casino, Saint-Céré.

2004 – Rue du Cardinal Lemoine, Paris.